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Adapter mon organisation et ma chaîne de valeur aux changements climatiques : par où commencer ?
🌡️ Tout savoir pour lancer une démarche d'adaptation au changement climatique : enjeux, méthodologie, étapes, outils et exemples
Le changement climatique est déjà là … et s’accélère
Le réchauffement climatique n'est plus une menace lointaine : il est déjà en cours, mesurable et documenté.
Avec une température moyenne de 14°C, Météo France a annoncé que l’année 2025 se classe au “4e rang des années les plus chaudes jamais enregistrées en France depuis le début des mesures en 1900, derrière les années 2022, 2023 et 2020, devant 2024” :
- 1 jour sur 2 a enregistré une température au-dessus de la normale de saison (contre 1 jour sur 5 seulement sous la normale)
- Les records de chaleur ont été 10 fois plus nombreux que les records de froid.
Météo France compare aussi les données de la décennie 2015-2024 à celles de la décennies 1961-1990 et souligne que :
- le nombre de jours en vague de chaleur en France hexagonale a été multiplié par 6
- la superficie du territoire exposée aux conditions favorables aux feux de forêt a été multipliée par 2,5
- la superficie du territoire en condition de sécheresse a été multipliée par 1,5.
Malheureusement, ces tendances ne sont pas conjoncturelles. Elles s'inscrivent dans une trajectoire climatique de long terme qui va s'intensifier. En France, les projections de la Trajectoire de Réchauffement de référence pour l'Adaptation au Changement Climatique (TRACC), définie par le gouvernement en 2023, sont fondées sur un scénario de réchauffement mondial de + 3°C en 2100 ce qui correspond à une augmentation de + 4°C sur la France hexagonale en 2100 par rapport à l’ère préindustrielle.
Carte des impacts déjà visibles et à venir d'ici 2050 en France (Ministère de la transition écologique) :

Face Ă ce constat, deux leviers d'action sont indispensables pour les entreprises :
- l'atténuation : qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre
- l'adaptation : qui consiste à ajuster ses activités, ses infrastructures et ses modèles économiques aux effets du changement climatique déjà à l'œuvre et à venir.
Ces deux approches sont complémentaires et doivent coexister. Réduire ses émissions ne suffit pas : même dans le scénario le plus optimiste, les aléas climatiques vont continuer à s'intensifier dans les prochaines décennies. L'adaptation est donc la condition nécessaire pour préserver la continuité d'activité et la résilience de l'entreprise.
Malgré l'urgence, les entreprises françaises restent encore peu engagées dans cette démarche. Une étude des CCI de France publiée en 2024 souligne que “la culture du risque climatique est assez peu développée en France et que les entreprises apparaissent encore peu préparées à faire face aux impacts du dérèglement climatique”.
Pourtant, selon une étude S&P Global citée par la Direction générale des entreprises (DGE), les coûts financiers de l'exposition des entreprises au changement climatique pourraient atteindre 1 200 milliards d'euros par an à horizon 2050, dans un scénario d’émission médian du GIEC (SSP2-4.5 - hausse des températures de +2,7°C à horizon 2100). Le changement climatique a déjà un coût très élevé à l’échelle française : France Assureurs précisait récemment que “les sinistres liés au climat ont coûté 6,5 milliards d’euros en 2023. [...] Sur les 4 dernières années, la sinistralité climatique atteint en moyenne 6 milliards d’euros par an, largement supérieure à celle de la décennie précédente”.
Sur le même sujet, un rapport publié par le World Economic Forum et Accenture en fin d’année 2024, montre que les entreprises qui ne s'adaptent pas pourraient perdre jusqu'à 7% de leurs bénéfices d’ici à 2035. Dans le même temps, le rapport “The Cost of inaction” démontre que chaque dollar investi dans l'adaptation au changement climatique et la résilience peut générer jusqu'à 19 dollars de pertes évitées.
Nous ne le répéterons jamais assez : le coût de l'inaction est bien supérieur au coût de l'adaptation.
Pourquoi lancer une démarche d'analyse des risques et d'adaptation ?
Les entreprises françaises sont exposées à une grande variété de risques climatiques physiques, qui affectent l'ensemble de leur chaîne de valeur. Parmi les principales vulnérabilités, nous pouvons citer :
- Les inondations et les tempĂŞtes :
En ce qui concerne les inondations : 1,5 million d’établissements sont situés dans des zones déjà exposées au risque par débordement de cours d’eau ou par submersion marine : les entreprises particulièrement affectées sont situées en vallée du Rhône, en Île-de-France et dans le département du Nord
En ce qui concerne le vent : 2 millions d’établissements (soit ⅓ du nombre total d’établissements en France) se situent dans des départements qui connaîtront en moyenne plus de deux jours supplémentaires de vent fort par an sur la période 2021-2050.

- La sécheresse et les tensions sur la ressource en eau impactent durement les secteurs industriels et agricoles dépendants de prélèvements dans les cours d'eau.
- Les ruptures d'approvisionnement liées aux aléas climatiques subis par les fournisseurs constituent un risque indirect mais très concret : perturbations logistiques, envolée des prix des matières premières, pénuries.
- Le stress thermique sur les collaborateurs affecte la productivité : 14 % à 36 % des travailleurs sont exposés à la chaleur en France, avec des risques d'accidents du travail accrus. Les secteurs agricoles et du bâtiment sont particulièrement exposés. À ce titre, les épisodes de canicule sont depuis juin 2024, couverts par le régime de chômage intempéries du BTP.
- La remise en question de l'assurabilité : face à la multiplication des sinistres, certaines compagnies augmentent leurs tarifs, réduisent les garanties ou se retirent de zones à risque. À l’échelle nationale, de nombreuses communes n’ont plus les moyens de s’assurer : c’est le cas des Sables d’Olonne.
Dès lors, il apparaît naturel d’engager une démarche d'analyse des risques climatiques et le déploiement d’un plan d'adaptation. C'est aussi se doter d'un avantage compétitif aux multiples bénéfices :
- Anticiper les ruptures d'approvisionnement et sécuriser la continuité d'activité.
- Réduire les coûts à long terme en évitant les dommages liés aux aléas climatiques.
- Renforcer la confiance des parties prenantes : investisseurs, assureurs, clients et partenaires accordent une attention croissante à la résilience climatique des organisations avec lesquelles ils travaillent.
- Se conformer aux exigences réglementaires et anticiper les futures obligations.
- Identifier de nouvelles opportunités liées à l'adaptation, notamment dans les filières d'approvisionnement alternatives ou dans les solutions d'efficacité hydrique.
Qu'est-ce qu'une analyse des risques climatiques ? La méthode OCARA
L'analyse des risques climatiques consiste à évaluer systématiquement l'exposition d'une organisation aux aléas du changement climatique, en tenant compte de l'ensemble de sa chaîne de valeur : ses sites propres, ses fournisseurs, ses clients, ses partenaires logistiques.
La méthode de référence pour réaliser cet exercice est OCARA (Operational Climate Adaptation and Resilience Assessment), développée par le cabinet Carbone 4 en partenariat avec l'ADEME, Bureau Veritas, HDI Global France et la CCI Grand Est. C'est le premier référentiel opérationnel d'analyse de la résilience climatique des entreprises à destination des acteurs économiques. Il est désormais décliné pour les PME et ETI sous le nom de Diag'Adaptation, en partenariat avec Bpifrance.
Cette démarche nécessite un accompagnement : l'analyse des risques climatiques mobilise des données géolocalisées, des projections climatiques par scénario, des méthodologies d'évaluation de la vulnérabilité et une expertise sectorielle.
La démarche OCARA s'articule autour de trois grandes étapes :
Étape 1 : Analyse de la résilience actuelle : Il s'agit d'évaluer la vulnérabilité de l'entreprise face au climat d'aujourd'hui. Cette analyse couvre l'ensemble de la chaîne de valeur, structurée en trois scopes :
- Le Scope A englobe les processus ayant un lien de dépendance directe à l’entreprise (stockage, site industriel, équipements, bureaux, accès au site...).
- Le Scope B couvre les liens de dépendance indirecte de rang 1 (fournisseurs d’énergie, d’eau, de service IT, l’évacuation des déchets, les fournisseurs de rang 1…).
- Le Scope C porte sur les relations plus éloignées de l’entreprise : fournisseurs et clients de rang plus éloignés. Notons que des impacts sur ce Scope C peuvent avoir un impact direct et dévastateur sur l’entreprise.
Pour chacun des Scopes présentés plus haut, la méthode identifie les processus les plus sensibles et évalue leur résilience aux aléas climatiques actuels (inondations, sécheresses, vagues de chaleur, tempêtes...). Cette analyse permet de cartographier les vulnérabilités existantes et d'identifier les processus prioritaires à traiter.
Étape 2 : Projections et scénarios d'impacts climatiques futurs : L'analyse est ensuite projetée dans le temps, en s'appuyant sur des scénarios climatiques reconnus (notamment ceux du GIEC et les données produites par Météo-France dans le cadre de la TRACC). L'objectif est de comprendre comment les risques identifiés vont évoluer à horizon 2030, 2050, 2080, selon différentes trajectoires de réchauffement. À cette étape, nous pouvons mesurer la matérialité financière des risques et donc le coût de l'inaction, c'est-à -dire ce que l'entreprise pourrait perdre en ne faisant rien. Des scénarios de choc climatique (plusieurs aléas climatiques impactent en même temps l’entreprise) sont également simulés pour tester la robustesse de l'organisation dans des situations exceptionnelles.
Étape 3 : Plan de résilience et d'adaptation : À partir du diagnostic établi dans les deux premières étapes, un plan d'adaptation est construit : il définit les trajectoires d'adaptation de l'entreprise, les actions à mener par ordre de priorité, les responsabilités, les délais et les indicateurs de suivi. Cette étape vise aussi à créer une culture du risque au sein de l'organisation, en associant les équipes dirigeantes, opérationnelles et les parties prenantes clés à la démarche.
Trois exemples concrets d'analyse des risques climatiques
→ Exemple 1 : Une usine dans le Nord face aux inondations :
Une entreprise industrielle située dans le Nord de la France dispose d'un site de production en bord de rivière. Cette rivière a déjà débordé à plusieurs reprises, causant des arrêts de production, des dommages matériels et des surcoûts d'assurance. Comment structurer une analyse des risques ?
La première étape consiste à analyser la résilience actuelle du site face au risque d'inondation : quelle est la fréquence historique des débordements ? Quelle est la hauteur d'eau atteinte lors des épisodes passés ? Quels équipements, stocks, équipements électriques ou espaces de travail sont en zone de risque ? Quels sont les plans de continuité existants (et leur robustesse) ? Cette analyse de la résilience actuelle permet d'identifier les vulnérabilités concrètes du site tel qu'il fonctionne aujourd'hui.
La seconde étape projette l'évolution de ce risque dans le temps. Dans un scénario à +4 °C pour la France en 2100, les risques de crues et de remontées de nappes seront plus importants. L’objectif de l’analyse est de modéliser l'évolution de la fréquence et de l'intensité des crues sur le site, selon plusieurs trajectoires climatiques. Elle quantifie également le coût de l'inaction : quel serait le coût cumulé des arrêts de production, des sinistres et des pertes de clients si le site n'est pas adapté ?
À l'issue de cette analyse, le plan d'adaptation peut inclure des mesures concrètes : surélévation des équipements critiques, création de digues de protection ou de zones d'expansion de crues à l'amont (solutions fondées sur la nature), révision des plans de continuité, diversification des sites de production.
→ Exemple 2 : Un industriel du Sud face à la raréfaction de l'eau
Un industriel du Sud de la France utilise l'eau d'une rivière pour refroidir ses équipements de production. Lors de l'été 2022 (l'une des sécheresses les plus sévères depuis des décennies en France), le niveau du cours d'eau a chuté brutalement. Un arrêté préfectoral a imposé des restrictions de prélèvement. La production a dû ralentir, les délais n'ont pas été respectés, et des pénalités contractuelles ont été encourues.
L'analyse des risques porte ici sur plusieurs dimensions. D'abord, comprendre la criticité de la dépendance à cette ressource : quelle est la consommation journalière d'eau du site ? À quel débit minimum du cours d'eau la production peut-elle encore se maintenir ? Combien de semaines l'entreprise peut-elle fonctionner en régime réduit avant un arrêt total ? Ensuite, étudier les projections climatiques sur la zone d'approvisionnement : selon Météo-France, les épisodes de sécheresse vont s'intensifier dans le Sud de la France, avec une baisse des précipitations estivales et une hausse de l'évapotranspiration. Dans un scénario à +4 °C, la sécheresse de 2022 pourrait devenir la norme.
L'analyse doit aussi tenir compte des prélèvements de l'ensemble des utilisateurs du cours d'eau (agriculteurs, autres industriels, collectivités) pour anticiper les conflits d'usage et les arbitrages réglementaires à venir. Le plan d'adaptation qui en découle peut inclure des investissements dans des circuits de recyclage et de réutilisation de l'eau, la mise en place d'un plan de continuité en cas de restriction, ou encore une démarche d'éco-conception visant à réduire l'intensité hydrique du procédé de production.
→ Exemple 3 : Un industriel de l'agroalimentaire face à la tension sur le blé
Une entreprise agroalimentaire utilise le blé comme matière première principale : il représente 60 % de ses volumes d'achats et est présent dans l'ensemble de sa gamme de produits. Une sécheresse exceptionnelle a frappé plusieurs bassins agricoles fournisseurs, entraînant une chute des rendements de 10 % à 30 % selon les régions. Le prix du blé s'est envolé, comprimant brutalement les marges de l'entreprise.
L'analyse des risques sur la chaîne d'approvisionnement en blé suit une logique géographique et sectorielle. Il s'agit d'abord de cartographier les principaux bassins agricoles fournisseurs : où se trouvent-ils ? Quels sont leurs profils de risque climatique respectifs (sécheresse, gel, grêle, inondation) ? Comment ces risques sont-ils susceptibles d'évoluer à 2030 et 2050 ? Certains bassins sont-ils déjà en situation de stress hydrique chronique ?
Ensuite, l'analyse étudie les alternatives possibles : d'autres bassins d'approvisionnement, géographiquement différents, offrent-ils un profil de risque plus favorable ? Existe-t-il des matières premières alternatives (d'autres céréales, des légumineuses) et adaptées au climat futur, qui pourraient substituer en tout ou partie le blé dans les formulations ? Quel serait le coût d'une telle diversification ? L'analyse quantifie également le coût de l'inaction : si les aléas climatiques se reproduisent avec la fréquence projetée, quel est le surcoût attendu sur les achats de matières premières sur les dix prochaines années ? Ce chiffre, mis en regard du coût de la diversification, constitue un argument décisif pour mobiliser la direction générale et le conseil d'administration.
Qu'est-ce qu'un plan d'adaptation ? Comment le construire et le faire vivre ?
Le plan d'adaptation est le document stratégique qui traduit les résultats de l'analyse des risques en actions concrètes, priorisées et planifiées dans le temps. Il ne s'agit pas d'un exercice théorique ou réglementaire, mais d'un outil de pilotage opérationnel au service de la résilience de l'entreprise.
Un plan d'adaptation efficace repose sur plusieurs principes :
- La priorisation des actions : toutes les vulnérabilités identifiées ne peuvent pas être traitées simultanément. Le plan hiérarchise les actions en fonction de la matérialité des risques, de leur horizon temporel et du rapport coût-bénéfice des mesures envisagées. Les actions les plus urgentes et les plus rentables sont engagées en priorité.
- L'intégration des Solutions fondées sur la Nature (SfN) : pour faire face aux inondations, à la sécheresse ou à la chaleur urbaine, les solutions qui s'appuient sur les écosystèmes offrent souvent un meilleur rapport coût-efficacité que les solutions techniques et technologiques. Revégétaliser les berges pour réduire les débits de crue, installer des toitures végétalisées pour limiter les effets des vagues de chaleur, créer des zones humides tampons pour stocker l'eau en période de déficit hydrique : ces approches combinent bénéfices climatiques, écologiques et économiques. À titre d'exemple, la Métropole de Lyon a mis en place un système de bassins de rétention dans une zone industrielle à Saint-Priest, pour un coût trois fois inférieur à une solution technique équivalente, tout en générant des co-bénéfices en termes de biodiversité et de paysage.
- L'implication des parties prenantes internes : le plan d'adaptation ne peut réussir que s'il est porté par l'ensemble de l'organisation. Il est essentiel d'associer les équipes dirigeantes, opérationnelles, achats, RH et RSE à sa construction. Des ateliers de sensibilisation aux enjeux de l'adaptation permettent de créer une culture commune du risque climatique et de lever les résistances. Des formations ciblées, notamment pour les équipes achats et logistiques, permettent de faire vivre le plan au quotidien.
Sur le financement, plusieurs dispositifs existent pour aider les entreprises à engager leur démarche. Le Diag Adaptation, opéré par Bpifrance et financé à 50 % par l'ADEME, permet aux sites de moins de 500 salariés de réaliser un diagnostic de vulnérabilité pour un reste à charge de seulement 3 000 € HT.
Pour les actions d'adaptation elles-mêmes, des aides régionales (fonds FEDER, dispositifs des agences de l'eau pour les économies d'eau, aides ADEME à l'investissement dans les bâtiments ou les process) peuvent être mobilisées.
Enfin, le plan d'adaptation doit être assorti d'indicateurs de suivi quantifiés, permettant d'évaluer à la fois la mise en œuvre des actions et leur impact réel sur la résilience de l'entreprise. Voici trois exemples d'indicateurs concrets :
- Le coût annuel des aléas climatiques sur les sites de l'entreprise : cet indicateur agrège les dommages matériels, les pertes de production, les surcoûts logistiques et les franchises d'assurance liés aux événements climatiques. Il permet de mesurer si les actions d'adaptation réduisent effectivement l'exposition financière de l'entreprise dans le temps.
- Le surplus payé aux fournisseurs en raison de pénuries de matières premières d'origine climatique : en comparant le prix effectivement payé à un prix de référence sans perturbation climatique, cet indicateur rend visible le coût des risques indirects pesant sur la chaîne d'approvisionnement.
- La part des matières premières à fort risque de pénurie climatique dans le total des achats : cet indicateur de dépendance mesure la progression de la diversification des approvisionnements au fil du temps. Il incite l'entreprise à réduire activement sa concentration sur des fournisseurs ou des bassins géographiques à risque élevé.
Communiquer pour faire vivre le plan d’adaptation
Chaque partie prenante a des raisons spécifiques de s'intéresser au plan d'adaptation d'une organisation :
- Les investisseurs et actionnaires recherchent une visibilité sur les risques qui pourraient peser sur la valeur de l'entreprise. Une organisation qui a cartographié et géré ses risques climatiques inspire davantage confiance qu'une organisation silencieuse sur ce sujet.
- Les assureurs sont en première ligne face à la sinistralité climatique. Ils sont de plus en plus nombreux à inciter leurs clients à analyser leurs risques climatiques.
- Les clients et donneurs d'ordre, notamment dans les filières où la CSRD s'applique, ont besoin d'informations sur la résilience de leurs fournisseurs pour évaluer leurs propres risques de rupture d'approvisionnement.
Les collectivités territoriales et les autres organisations voisines ont intérêt à partager les diagnostics de risque : les aléas climatiques ne s'arrêtent pas aux frontières d'un site industriel. Des démarches collectives de gestion du risque peuvent être co-construites.
Conclusion : analyser ses risques pour réduire ses coûts et renforcer sa résilience
Le changement climatique est une réalité économique, et non plus seulement environnementale. Les entreprises qui tardent à engager une analyse de leurs risques physiques et à construire un plan d'adaptation s'exposent à des coûts croissants : dommages matériels, ruptures d'approvisionnement, pertes de marché, hausse des primes d'assurance, non-conformité réglementaire. À l'inverse, celles qui prennent ce sujet à bras le corps dès aujourd'hui renforcent leur compétitivité, sécurisent leurs relations avec leurs parties prenantes et se positionnent favorablement dans un contexte réglementaire et assurantiel de plus en plus exigeant.
La démarche peut sembler complexe, mais elle est accessible, à condition d'être bien accompagné. Réaliser une analyse des risques climatiques structurée, fondée sur des données scientifiques reconnues, et en déduire un plan d'adaptation opérationnel est un investissement rentable sur le moyen et long terme.
Pour commencer, une première étape accessible est de se sensibiliser aux enjeux de l'adaptation grâce à des ateliers dédiés, comme les Ateliers de l'Adaptation au Changement Climatique, qui permettent à l'ensemble des équipes de prendre conscience des risques, de les comprendre et de se projeter collectivement vers des pistes d'action.
Vous souhaitez aller plus loin et évaluer concrètement la vulnérabilité de votre organisation ? N'hésitez pas à prendre contact pour engager ensemble une analyse des risques climatiques adaptée à votre secteur, votre territoire et vos enjeux spécifiques.
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